Prologue

Prologue
Je me présente, je m'appelle Anna. J'aime écrire, c'est un passe-temps comme une véritable passion. J'écris souvent des textes assez étranges et flippants, c'est un univers qui m'inspire et me plait, même si j'admets que je me répète souvent dans mes histoires. C'est pourquoi j'essayerai de changer régulièrement de registre. Je fais très attention aux fautes d'orthographes, du moins je fais du mieux que je peux. Ce ne sont pas forcément des histoires, parfois j'aime m'exprimer. J'espère que ça vous plaira.

JE NE PENSE PAS FORCEMENT CE QUE J'ECRIS, JE M'INSPIRE DE FAIT DIVERS DE LA SOCIETE, DE GENS, DE LIVRES ... je suis très spéciale xD, ne vous posez pas de questions à mon sujet.

Merci énormément si vous prenez le temps de lire et de commenter mes textes. ♥
Anna, ou fallen-away.

# Postato venerdì 19 giugno 2009 19:11

Modificato venerdì 03 luglio 2009 09:10

Le dérapage.

Le dérapage.
Je ne sentais presque plus mes muscles, c'était comme si j'avais pris une trop forte dose d'anesthésiant. La douleur à mes membres s'était estompée, à présent c'était mon c½ur qui me faisait le plus souffrir. Il battait la chamade, les pulsions étaient irrégulières et elles s'accentuaient au fur et à mesure que je m'enfonçais dans le profond néant. Ma chute n'aboutirait surement à rien, ce pourquoi je continuait de descendre malgré mon myocarde qui surpassait l'hypertension. Le jour de ma mort, je pensais que toute ma vie défilerai dans ma tête, mais à ce moment là, la seule chose, la seule image qui me fut projeté était un visage. Ce visage que je reconnaîtrai parmi des centaines, voire des milliers. Celui qui me faisait chaque jour auparavant sourire, qui rendait mon existence presque agréable. Depuis que son c½ur avait été mien, cette personne avait été pour moi l'unique. Ses yeux couleurs topazes me soulagèrent, mais mon c½ur, lui, ne cessait de battre; bien au contraire, depuis que cette image m'était parvenue il n'était que plus affecté. Il avait toujours ce sourire espiègle, et ses traits presque parfaits qui à mes yeux l'étaient. Ce n'est que lorsque l'on quitte une personne que l'on prend conscience de l'amour que l'on porte pour elle. Cet homme là ne m'était que trop cher, visiblement il était bien trop tard. L'image s'effaça brusquement, et je m'arrêtai. C'était comme si quelqu'un avait figé la scène, comme si l'on avait appuyé sur le bouton « Stop ». Je regarda pour la première fois autour de moi, c'était le noir complet. Je portai ma main au visage, et ce fut comme si tout se remettait en marche. Ma chute continua de plus belle quand il me vint de nouveau à l'esprit. Il murmurait quelque chose, le mouvement de ses lèvres me l'indiquait. Rien à présent ne m'importait, et je me concentrait sur ses paroles alors que la douleur à mes membres commençait à resurgir. Je respirait difficilement, mon souffle était bien trop rapide et je me rendit vite compte que je ne respirait pas d'oxygène mais des gaz toxiques. J'avais traversé cette couche d'oxygène qui me protégeait de l'asphyxie, et peu à peu mes paupières se fermèrent. Je luttai, pour ne pas perdre son visage, toujours le porter dans mon c½ur et mon esprit. J'étais concentrée sur ses paroles, quand soudain, il y eu un bruit étrange - comme si quelque chose s'était brisé sur le sol - qui transperçait le mur du son, me brûlant les tympans. Malheureusement il faut une fin à tout, et mes paupières se sont closes définitivement, sa voix résonnant à présent fort dans ma tête, bien que mon esprit semblait à trois dimensions au delà. Je n'entendait maintenant plus que ça; sa voix, la sienne, comme s'il était tout proche. Voilà ce qu'il disait, mais je n'arrivai pas à le comprendre, je devait être inconsciente; « je t'aime ».

# Postato venerdì 19 giugno 2009 19:16

La vie de La mort.

La vie de La mort.
Ce matin, quelqu'un à sonné à ma porte. Je m'attendais à une visite du facteur, ou d'un voisin, mais certainement pas à ça. La personne qui se tenait sur mon perron était très spéciale. Elle était droite, vêtue d'un long manteau à capuche noire, cachant une grande partie de son visage, ne me laissant apercevoir que sa bouche. Dans sa main droite se trouvait un grand baton en bois. Cette personne m'intriguait, je la voyais de plus en plus dans mes rêves, surtout ces derniers temps. Elle hantait mes nuits. Mais elle ne me fit pas peur, c'était comme si sa visite me paraissait naturelle. Et comme si elle me contrôlait, je me mit à genoux, puis tomba littéralement au sol. Mon parquet craqua, faisant valser les meubles dans l'entrée. Et mon coeur se mit à feux et à sang, mon âme s'arracha de mon corps. La mort avait frappée. Ce personnage si étrange resterait gravé pour toujours dans ma mémoire. J'éprouvais pour elle du respect, elle avait mis un terme à mes souffrances quotidiennes. Je lui en serais éternellement reconnaissante, même au paradis. Que l'on abrège mes douleurs, voilà ce qui me tardait.

Je connais La mort par coeur. C'est une personne qui m'est familière à présent. Souvent, je croise son chemin. Je l'observe, de la où je suis. Tous les jours, elle se rend dans une nouvelle ville, dans un nouveau pays. Et tous les jours, de nouvelles personnes viennent me rejoindre, là haut. Ce sont des innocents. Mais La mort n'a pas le choix, on ne lui à pas demandé son avis. La mort suit le destin qu'on lui à donné : mettre terme à des vies. Le standart de La mort est toujours plein à craquer. Tout le monde souhaite joindre La mort. Tout le monde aimerai lui parler. Pour lui dire quoi ? Rien. La mort à un emploi du temps surchargé; elle n'a jamais une minute à elle. De toutes manières, si elle trouvait du temps à ne rien faire, elle se tuerait elle même. Non, La mort ne tue pas.

La mort collectionne les âmes. Une fois avoir laisser le coeur gîsant, elle arrache l'âme du défunt. Puis, elle l'introduit dans un coffret qui est tout le temps fermé. C'est le coffre des âmes perdues. Quand La mort à bien trop d'âmes, elle les fait rennaître. La mort donne vie à de nouvelles personnes, par celles qu'elle est obligée de tuer. Oui, sans La mort, nos vies ne seraient rien, le cycle éternel de l'humanité n'existerait plus. Peut-être que La mort n'a pas le choix, mais elle nous est d'une grande utilité. Les gens se moquent, les gens regardent La mort d'un mauvais oeil. Certains ont peur d'elle, d'autre l'ignorent royalement. C'est un privilège de croiser La mort. Elle se promène le plus généralement avec une faux à la main, et une charrette qu'elle pousse à bout de bras. On l'entend arriver, mais on ne l'entend pas repartir.

Elle s'habille. Elle aime les vêtements colorés. Mais on ne les vois jamais, car elle enfile son grand manteau noir par dessus. Comme tout le monde, La mort va faire ses courses. Cependant, elle n'achète rien. Elle entre dans le Supermarché, regarde, sort. Et elle fait de même pour toutes les autres taches domestiques quotidiennes. Oui, La mort à un semblant de vie. Si vous ne me croyez pas, regardez par la fenêtre. Les esprits vous le diront ; La mort est partout...

# Postato venerdì 19 giugno 2009 19:17

L'inconnu.

L'inconnu.
« Elle s'enfonçait dans la pénombre, tâtant avec le bout de ses doigts la rampe. Le contact froid du métal de la barre à peine fixée sur le mur la fit sursauter. Elle continuait de descendre l'escalier, prudemment, pour ne pas tomber. Soudain, son pied rencontra un obstacle, qu'elle ne put identifiée. Elle trébûcha, et sa tête cogna violemment contre le mur. Elle releva malgré tout les yeux, quand elle sentit derrière elle une présence. Elle n'osa pas se retourner, et tenta d'avancer mais en vain car on lui tenait les hanches. Elle entendit un rire, fin et diabolique, et hûma une odeur d'alcool. Elle se retint précipitemment de respirer, laissant le mouchoir imbibé de je ne sais quelle drogue étouffer un cri. Elle tomba au sol, entraînant avec elle un bruit sourd. A son reveil, elle se trouvait dans une salle étrange, sombre, où la température était glaciale. Apperçevant une porte, elle rampa jusqu'à elle, et en appuyant malgré sa douleur sur ses jambes, réussit à se lever pour l'ouvrir. Mais on l'avait enfermée, c'était à prévoir. Elle sentit son thorax se soulever, son coeur battre à une vitesse folle. Ses muscles lachèrent, et elle s'effondra sur le parquet. La pièce vibra, faisant trembler les meubles. Elle avait échouer, tout ce qu'elle avait entreprit n'avait été que défaites. Ses paupières se fermèrent lentement, et elle laissa voguer son esprit dans ce profond sommeil interminable, que l'on appele mort. La douleur intense qui l'enflâmait de toute part s'estompa. Son coeur cessa de battre à la vitesse de l'éclair, quand à ses muscles, ils se détendirent. Elle bougea l'index, tenta de se relever. TU ES MORTE. Cette phrase sonna comme un bruit de tambour dans son esprit. Elle devenait poussière, n'était plus qu'âme, à feux et à sang. S'en était finit pour elle. »

# Postato venerdì 19 giugno 2009 19:20

L'instinct de liberté.

L'instinct de liberté.
Le vent portait mes cheveux blonds, comme s'ils valsaient dans l'air. Mes pieds nus dansaient sur le sable chaud, m'emportant à droite et à gauche, me donnant l'impression de voler. Sur mon visage, d'habitude sans expression, se dessinait un sourire. Je n'en connaissais pas la signification, mais je savais qu'à présent j'étais libre. Je me mis à tourner sur moi même tout en fermant les yeux, tel un tourniquet fou. Je levai la tête vers le ciel, et entrouvrit les paupières pour laisser la lumière du soleil éclairer mes pupilles. Une musique retint mon attention, un air enivrant de violoncelle mêlé à des chants festifs. Je m'arrêtai de tourner pour jeter un regard derrière moi ; une fanfare se profilait dans la grande rue. La plage fut en quelques secondes envahit par de nombreuses personnes toutes habillées de costumes colorés et portant des masques aussi effrayant qu'amusant. Je me laissai alors porter par ces chansons joyeux et mélodieux, me joignant aux festivals. Ma tête était vide, je ne pensai plus à rien. Tout ce qui m'était arrivé était oublié, ce moment d'évasion festive m'avait été d'un bien incontestable et m'avait presque rendu amnésique. Ce tourbillon noir qui hantait ma tête s'était dissout dans mes pensées joyeuses d'un avenir idyllique. Je pris une grande inspiration, et l'air frais s'introduit dans mon corps pour en ressortir tel un voleur, et je me sentit purifiée. La musique s'arrêta, et tous disparurent avec elle au fin fond d'une ruelle opposée à la plage. Je m'allongeai au sol, regardant le ciel bleu. Les vagues qui claquaient sur les rochers donnaient à ce moment une allure romantique, et lorsque l'écume vint me châtouiller les orteils, je me sentis renaître de mes cendres. J'attrapai une poignée de sable, et le relâcha pour qu'il s'envole au vent, tel un oiseau. J'étais à présent comparable à une blanche colombe, j'étais libre, et la liberté n'a pas de prix.

# Postato sabato 20 giugno 2009 06:22