Ce matin, quelqu'un à sonné à ma porte. Je m'attendais à une visite du facteur, ou d'un voisin, mais certainement pas à ça. La personne qui se tenait sur mon perron était très spéciale. Elle était droite, vêtue d'un long manteau à capuche noire, cachant une grande partie de son visage, ne me laissant apercevoir que sa bouche. Dans sa main droite se trouvait un grand baton en bois. Cette personne m'intriguait, je la voyais de plus en plus dans mes rêves, surtout ces derniers temps. Elle hantait mes nuits. Mais elle ne me fit pas peur, c'était comme si sa visite me paraissait naturelle. Et comme si elle me contrôlait, je me mit à genoux, puis tomba littéralement au sol. Mon parquet craqua, faisant valser les meubles dans l'entrée. Et mon coeur se mit à feux et à sang, mon âme s'arracha de mon corps. La mort avait frappée. Ce personnage si étrange resterait gravé pour toujours dans ma mémoire. J'éprouvais pour elle du respect, elle avait mis un terme à mes souffrances quotidiennes. Je lui en serais éternellement reconnaissante, même au paradis. Que l'on abrège mes douleurs, voilà ce qui me tardait.
Je connais La mort par coeur. C'est une personne qui m'est familière à présent. Souvent, je croise son chemin. Je l'observe, de la où je suis. Tous les jours, elle se rend dans une nouvelle ville, dans un nouveau pays. Et tous les jours, de nouvelles personnes viennent me rejoindre, là haut. Ce sont des innocents. Mais La mort n'a pas le choix, on ne lui à pas demandé son avis. La mort suit le destin qu'on lui à donné : mettre terme à des vies. Le standart de La mort est toujours plein à craquer. Tout le monde souhaite joindre La mort. Tout le monde aimerai lui parler. Pour lui dire quoi ? Rien. La mort à un emploi du temps surchargé; elle n'a jamais une minute à elle. De toutes manières, si elle trouvait du temps à ne rien faire, elle se tuerait elle même. Non, La mort ne tue pas.
La mort collectionne les âmes. Une fois avoir laisser le coeur gîsant, elle arrache l'âme du défunt. Puis, elle l'introduit dans un coffret qui est tout le temps fermé. C'est le coffre des âmes perdues. Quand La mort à bien trop d'âmes, elle les fait rennaître. La mort donne vie à de nouvelles personnes, par celles qu'elle est obligée de tuer. Oui, sans La mort, nos vies ne seraient rien, le cycle éternel de l'humanité n'existerait plus. Peut-être que La mort n'a pas le choix, mais elle nous est d'une grande utilité. Les gens se moquent, les gens regardent La mort d'un mauvais oeil. Certains ont peur d'elle, d'autre l'ignorent royalement. C'est un privilège de croiser La mort. Elle se promène le plus généralement avec une faux à la main, et une charrette qu'elle pousse à bout de bras. On l'entend arriver, mais on ne l'entend pas repartir.
Elle s'habille. Elle aime les vêtements colorés. Mais on ne les vois jamais, car elle enfile son grand manteau noir par dessus. Comme tout le monde, La mort va faire ses courses. Cependant, elle n'achète rien. Elle entre dans le Supermarché, regarde, sort. Et elle fait de même pour toutes les autres taches domestiques quotidiennes. Oui, La mort à un semblant de vie. Si vous ne me croyez pas, regardez par la fenêtre. Les esprits vous le diront ; La mort est partout...